replique montre

replique montre
replique montre

Thursday, April 28, 2011

Le Samsung Galaxy S Plus i9001, remplaçant du Galaxy S

Le Samsung Galaxy S Plus i9001 viendra remplacer le Galaxy S et on connait ses caractéristiques techniques.
S’il embarquera toujours un microprocesseur simple core, un Qualcomm MSM8255T, celui-ci sera cadencé à 1.4GHz. C’est le blogueur russe qui dévoile ces informations et il précise que bénéficiant d’un CPU de dernière génération, il a tout de même vocation à tenir la dragée haute au HTC Pyramid qui disposera pourtant d’un dual core (le premier de la marque ta?wanaise).
Son écran de 4″ sera un super AMOLED. Et pêle mêle, c’est Android 2.3 qui sera installé d’origine, l’interface TouchWiz de Samsung sera proposée dans sa version 3.0, une caméra HD permettra l’enregistrement et la lecture de vidéo en 720p, il disposera d’une batterie de 1650mAh, d’une mémoire interne de 8Go, d’un emplacement pour microSD et du Bluetooth 3.0.
Il devrait arriver dès le mois d’avril en Europe pour la somme de 600€. Mais il serait proposé dans un premier temps en Russie!

chopard

Wednesday, April 20, 2011

L'évolution des musées nationaux vertement critiquée par la Cour des comptes

Elle les appelle à réaliser des économies et des gains de productivité afin de se préparer à une "modération" des soutiens publics.
Elle leur conseille de "redéployer" une partie des moyens consacrés à la politique de l?offre culturelle (expositions, spectacles etc.) vers des actions "en direction des publics prioritaires", afin de "favoriser la diversification et la démocratisation de l'accès aux musées".
La Cour des comptes a passé au crible dix ans d'évolution des 37 musées nationaux dans un rapport de plus de 270 pages, incluant 70 pages de réponses argumentées du ministère de la Culture et des principaux musées épinglés par la Cour.
Premier constat de la Cour: "entre 2000 et 2010, les dépenses directes et les dépenses fiscales de l'Etat au bénéfice des musées nationaux ont augmenté deux fois plus vite que celles du ministère de la Culture et trois fois plus vite que celles du budget de l'Etat".
Les dépenses budgétaires de l'Etat sont passées de 334 millions d'euros en 2000 à 528 millions d'euros en 2010, soit une hausse de 58%. S'y ajoutent les avantages fiscaux liés au mécénat.
La décennie a été marquée par l'autonomie des grands musées, devenus établissements publics, qui a contribué à leur "dynamisme culturel" mais ne s?est "pas traduite par une moindre dépendance à l?égard des financements de l'Etat", relève la Cour.
La Cour pointe le co?t des chantiers déjà programmés qui pèseront sur le budget du ministère de la Culture. Elle a recensé pour un milliard d'euros de projets à financer sur la période 2011-2017.
"Cette dynamique de dépense n?est plus soutenable au regard de la situation des comptes publics", considère la Cour des comptes.
"Au cours des prochaines années, les musées doivent impérativement engager la stratégie d'économie et de productivité qui a fait défaut jusqu'à présent", estime-t-elle.
Elle relève la hausse de 14% des effectifs totaux des musées nationaux en dix ans, passant de 6.559 à 7.460 emplois.
La Cour des comptes estime qu'avec l'autonomie des musées, le ministère de la Culture a vu son r?le "considérablement affaibli" et "a éprouvé les plus grandes difficultés à mettre en oeuvre des orientations nationales", notamment en matière de tarifs, les musées agissant en ordre dispersé.
Les investissements de l'Etat dans les musées nationaux se sont concentrés sur la capitale, "accentuant le déséquilibre Paris-province au lieu de contribuer à le réduire", selon la Cour.
Autre grand reproche: "la démocratisation de l'accès aux musées n?a pas progressé". La forte hausse de la fréquentation totale est due principalement aux étrangers et aux Parisiens, selon elle.
Les Sages de la rue Cambon estiment que l'objectif de rajeunissement des publics "n?a pas été atteint".
La gratuité accordée récemment aux jeunes de 18 à 25 ans et aux enseignants a été compensée budgétairement auprès des musées "sur la base de calculs erronés et d'estimations trop optimistes", selon la Cour. En 2009 et en 2010, l'Etat a versé 19,48 millions d'euros de trop sur un total de 41 millions d'euros, estime-t-elle.
La Cour recommande de mettre fin à cette mesure "trop générale" et de "redéployer les moyens qui lui sont consacrés à des actions plus ciblées en direction des publics éloignés de la culture".

montres omega

Thursday, April 14, 2011

Portrait d’un nègre au Bricorama de Bondy

? Puisque je vous dis qu’il n’y a pas de connotation raciste dans cette affiche. De toute fa?on, nous avons le droit de vendre ces réclames. Elles ne sont pas interdites et ce n‘est plus le produit Banania qui est ici vanté. Elles ne représentent qu’un homme en chocolat. On ne les retirera pas ?, m’assure Monsieur Montès, le directeur du Bricorama de Bondy.
En me rendant la veille dans ce magasin, j’étais tombé sur une réclame qui ressemblait furieusement à la marque de chocolat en poudre. Le slogan avait disparu, mais le logo était toujours visible ainsi que l’ensemble des éléments de la charte graphique. C’est bien simple, face à ce ? visuel ?, comme disent les publicitaires, on a envie de dire ? Y a bon Banania ?.
Pendant des années, des amis se sont amusés à éventrer ces pots de chocolat en poudre dans les supermarchés pour marquer leur opposition à ? l’image stéréotypée du Noir que cette marque véhicule ?. On y voyait un homme d’un noir sombre et à la peau luisante affublé d’un chapeau rouge et d’un pompon bleu. Au milieu, les dents d’un blanc éclatant du personnage vous sautaient à la gueule autant que ses lèvres lourdement lippues qui partaient dans un rire éclatant.
C’était un tirailleur sénégalais. ? De toute fa?on, c’est une campagne nationale qui a débuté le 3 juin et qui doit finir au mois de septembre. Nous n’avons eu aucun souci et les gens ne voient pas le mal comme vous. C’est une publicité innocente qui s’adresse aux enfants ?, reprend le directeur. Quelques jours plus tard, je suis retourné dans ce magasin.
A l’entrée, des vigiles commentent le match perdu par l’Algérie en faisant de grands gestes de désolation. Je parle à l’un d’eux des affiches Banania. Il m’apprend qu’il est sénégalais, ne travaille que deux jours pas semaine dans ce commerce et qu’il est doctorant en littérature. ? On m’a parlé de cela il y a peu, dit-il, dans un coin un peu tranquille au fond du magasin. Quand j’ai vu cela, j’ai été atterré. Mais je pense que ceux qui ne sont pas africains ne peuvent pas comprendre. Même si je n’ai pas eu de tirailleur sénégalais dans ma famille, je ne peux pas voir cela sans gêne. Pour moi, une telle image est une fa?on de confirmer les stéréotypes de l’Africain qui serait un enfant joyeux. Mais ce qui est dommage, c’est peut-être la banalité du racisme ordinaire en face des idéaux d’égalité et de fraternité de la France. Regardez par exemple tout le débat autour des vuvuzelas à la coupe du monde en Afrique (petites cornes bruyantes utilisées par les supporters d’Afrique du Sud). Les Fran?ais ont peut-être du mal à accepter la différence. ?
Un autre employé également de couleur, abonde. ? Il y a toujours eu des produits comme cela. C’était même pire avant. J’ai plut?t l’impression que ?a s’arrange. Quand j’ai commencé à travailler dans un autre magasin, toutes les différentes enseignes vendaient une peinture qui s’appelait « tête de nègre » (brun foncé). Comme je refusais de la vendre, je ne les mettais pas en rayon. Si l’on m’en demandait, je disais que nous n’en avions pas. Dans les boulangeries et les confiseries, on voyait aussi des gateaux ou des bonbons qui portaient ce nom. ?
Dans le rayon, des cadres de photos en bambou sont posés en tête de gondole bien en hauteur. Une quarantaine de portraits avec le rieur nègre tirailleur apparaissent en dessous dans des petites rangées superposées. Une vieille dame aux cheveux blancs passe devant nous accompagnée d’un Yorkshire qu’elle tient en laisse. Elle pousse difficilement une tondeuse à gazon sur laquelle appara?t le prix de vente. Elle s’arrête devant les affiches vendues comme décoration, en regarde une représentant un joli coin de Paris, ? Rue Mozart, 16e arrondissement, Avenue Foch ?.
Un homme arrive à son tour dans l’allée. Il lève les yeux et s’arrête devant la photo des bambous. ? C’est vrai que c’est plut?t joli ?, commente-t-il à voix haute. Son regard descend des bambous au bamboula. ? Mais qu’est-ce que c’est que ?a ? Je pensais que ces trucs avaient disparu, me dit cet Antillais, professeur de gymnastique et de fitness. ? Cette image nous ressert la caricature d’un Noir qu’on associe au chocolat et à la banane. Je ne pourrai pas acheter un truc comme ?a, car je ne voudrais pas que mes quatre enfants le voient chez moi ou des amis. C’est comme Tintin, j’adore certaines de ces BD. Mais « Tintin au Congo » c’est vraiment particulier. Mais encore dans ce cas, il y a encore une ?uvre artistique, un message sur lequel on peut discuter, nuancer. Mais dans le cas de ce truc… (il montre le portrait du tirailleur). On est tellement blasé par ce genre de choses qu’on n’a pas l’habitude de s’en plaindre. Mais ce que je me demande c’est ce qu’ont voulu faire ceux qui, à Bricorama, ont commandé cela ! ?
Deux clients en short, un père et son fils. J’interpelle le père pour lui demander son avis. Son fils s’amuse à faire des glissades dans les allées. ? Mais ce n’est pas du racisme, une affiche comme celle-là, dit le paternel. Je n’en voudrais pas chez moi, car ?a ne correspond pas à mon style. Pour moi, ce n’est qu’une affiche qui joue sur la nostalgie de notre enfance. Je me rappelle leur chocolat, il est excellent. J’en donne parfois à mon fils, sinon, on achète plut?t une autre marque. ?
Une femme d’une trentaine d’années portant la blouse grise et jaune aux couleurs de l’enseigne du magasin se dirige vers nous en conduisant un chariot élévateur. Elle commande la machine qui émet une petite sonnerie. Elle s’arrête devant nous, descend du chariot. Elle se penche pour mettre en tas les cadres de nègres exposés. ? Le directeur du magasin m’a dit de les retirer, car on a eu quelques plaintes. Quelqu’un qui les a vus, vient de sortir du magasin en disant que c’était inadmissible d’exposer cela ?, raconte-t-elle.
Voici les explications du directeur : ? Il y a des fanatiques et je préfère les retirer pour éviter tout souci avant qu’il n’en survienne. De toute fa?on, nous n’en avions vendu aucun ?, manière de dire, sans doute, que seuls des gens excessifs sont mal à l’aise avec ce type d’image et que cette réclame est innocente. Et vous, chers lecteurs, accrocheriez-vous un tel cadre dans votre intérieur ?

replica montre

Wednesday, April 6, 2011

L’Espagne la Rouge - mar, sol, tapas y fiesta

Commen?ons notre tour par traverser le Mi?o, le plus grand fleuve de Galice : il marque la frontière avec le Portugal. On trouve ici des petits villages perdus parmi la verdure, A Granxa et O Mui?o, ne comptent pas plus d’une vingtaine d’habitants. N’apparaissant même pas sur les cartes, ils dégagent une atmosphère intime, authentique, un ? sentiment d’autrefois ?. Depuis la plage, on peut laisser porter son regard vers l’infini. De longues bandes de sable blanc s’étirent le long de l’Atlantique.
L’eau est salée à marée montante, mais devient étrangement douce lorsque la mer se retire. Ce phénomène est d? à la confluence des eaux de l’océan et du fleuve et s’observe sur les plages de O Mui?o et à Lami?a, où se pratiquent des sports aquatiques tels que le surf, le skimboard (consiste à surfer en se lan?ant de la plage sur une petite planche), ou le kitesurf (planche de surf tractée par un cerf-volant). Si l’on s’enfonce dans la montagne, on peut visiter le Castrum celte de Santa Tegra, peut-être un des plus grands qui existent (toutes les fouilles ne sont pas terminées). C’est un site archéologique de le culture des castros (terme désignant la culture du Nord-Ouest de la péninsule ibérique) daté du premier siècle avant Jésus-Christ et du premier siècle après Jésus-Christ. Peu influencé par l’époque romaine, il s’agit d’un village fortifié composé de maisons circulaires en pierres, d’influence celte.
Avant la conquête romaine, la Galice était peuplée par les Celtes. Deux mille ans plus tard, cet esprit continue d’imprégner ce territoire. L’une de ses manifestations est le festival d’Ortigueira (au nord de la région), qui depuis 1978 met à l’affiche aussi bien des artistes connus, que de jeunes groupes, mélangeant concerts, expositions, foires artisanales, cornemuses et batukadas. Le tout enveloppé de magie celtique. Festival qui peut rassembler plus de 100 000 personnes.
Une authentique fête galicienne ne peut se passer sans queimada, boisson faite d’eau-de-vie et de sucre. Sa préparation est particulière car une fois les ingrédients mélangés, on flambe la potion et à l’aide d’une louche, on remue le liquide en flammes pendant que le ma?tre de la fête récite l’esconxuro (l’exhortation) pour éloigner les meigas (sorcières). La mythologie est omniprésente en Galice et il est fréquent d’entendre : ? Eu non creo nas meigas, mais habelas, hainas ? (en galicien, l’une des langues officielles en Espagne : ? Je ne crois pas aux sorcières, y en a-t-il ? Il y en a ! ?). Incrédulité et mysticisme ? On ne quitte pas la Galice sans s’offrir un plaisir gastronomique : dégustation de ? fruits de mer des rias ? composée de palourdes, coques, couteaux, pouce-pieds, poulpe… Le tout arrosé d’un vin blanc, ribeiro ou albari?o.
Laissons la Galice et remontons vers l’intérieur des Asturies. Rendez-vous à Espinaréu, un petit village d’environ 200 habitants, accroché aux montagnes des Picos de Europa. On y trouve c?te-à-c?te, un restaurant traditionnel et un bar. Au déjeuner, des fabada (haricots blanc au lard) et du cabrito (chevreau). Après ce copieux repas, on peut marcher jusqu’à la rivière et se détendre au milieu de la nature. Au d?ner, on picorera au bar du jambon et du cabrales (fromage qui ressemble au roquefort). La soirée est alors bien remplie.
On peut le jour suivant traverser le défilé de Xanas. On y dit que des fées d’une beauté hors du commun, habiteraient dans la forêt et séduisent les hommes. Ne pas oublier Oviedo, la capitale et contemplons la tour de la cathédrale de San Salvador. L’écrivain Clarín (1852-1901) la décrit dans La Regenta comme : ? La torre de la catedral, poema romántico de piedra, delicado himno, de dulces líneas de belleza muda y perenne ? (la tour de la cathédrale, poème romantique de pierre, hymne délicat, de douces lignes de beauté muette et perpétuelle). Ne percevons-nous pas les pleurs d’amour de l’héro?ne, Ana Ozores, l’homologue de Madame Bovary ?
La deuxième ville des Asturies à visiter est Gijón. Là on doit contempler l’Elógio del horizonte, du sculpteur basque Eduardo Chillida. La particularité de cette ?uvre monumentale, placée au bord de la falaise, est son acoustique : il faut y pénétrer pour écouter les sons de la mer et du vent. Les habitants disent que la sculpture change de couleur selon l’heure et le temps.
Notre dernier rendez-vous, principalement pour les plus sportifs : Ribadesella. Amoureux du cano?, vas à ? Descenso del Sella ? (la descente du fleuve Sella). Tu n’aimes pas trop le sport ? Ce n’est pas grave : tu peux aller au bord de la rivière et pique-niquer. Le soir, tu pourras danser toute la nuit au village et boire autant de sidra (cidre) que tu veux. Quoi qu’il en soit, tu devras attendre la fête du village, le 7 ao?t…
Laissons les terres traditionnelles du nord pour nous rapprocher des villes plus cosmopolites du Pays Basque. Arrêtons-nous aux villages de Cantabrie, Castrourdiales, pour savourer leurs spécialités. étant dans des villages de pêcheur, optons pour la célèbre besugo al horno (daurade au four) et sobaos pasiegos (brioche au beurre) pour le dessert.
Avant de partir, jetons un dernier coup d’?il aux falaises et observons la sculpture qui jaillit de la roche. On peut y voir une jeune fille qui plonge dans la mer. La légende raconte qu’elle s’appelle Sirenuca, et qu’elle s’est transformée en sirène pour avoir passé trop de temps au bord de la mer. On dit qu’elle aide les marins à toucher terre durant les nuits de brouillard. Traversons Lekeitio, une village médiéval comptant plusieurs chateaux, puis la commune d’Uribarri, qui compte l’un des plus précieux édifices gothiques bisca?en (du nom de la province) : l’église de Santa María, du XVe siècle. De là, la vue embrasse tout le littoral.
Il semble impossible de voyager dans l’Euskalerria sans aller à Saint Sébastien. Baladons-nous sur le bord de mer pour regarder l’écume s’emmêler dans le Peine de los vientos (du sculpteur Chillida, 1976, voir photo ci-contre). Ouvrons-nous l’appétit en visitant les bars : des pintxos (tranche de pain sur laquelle on applique de la nourriture) et de la bière partout. Petits, mignons et délicieux : crêpes aux cèpes, brochettes de poulet safran-citron, tartines de mousse de foie gratiné, beignets de cabillaud… Difficile de choisir !
Avec l’estomac bien rempli et l’esprit plein de doux souvenirs, franchissons la muraille du dernier village avant la frontière : Hondarribia. Asseyons-nous à Portua, un ancien quartier de pêcheurs avec ses maisons aux couleurs typiquement basques, vert, rouge, bleu… Sur la table des ? kokotxas ? (joues de colin à la sauce verte) et ? txakolí ? (vin blanc jeune et fruité), en face de la France.
Beatriz Alonso

montres

Friday, April 1, 2011

Banlieue 2.0 - une louche de virtuel dans une soupe virtuelle

Du plan Espoir Banlieues au virtuel, il n’y a qu’un pas. Ou qu’une continuité, en effet virtuelle… Hier, Fadéla Amara était l’invitée d’honneur de l’université Paris XIII à Villetaneuse pour le lancement du label Banlieue 2.0. Amphi Euler, dans le batiment de l’Institut Galilée. Il n’y a pas foule, quelques costars-cravates, des entrepreneurs. L’enjeu, encore et toujours : trouver des solutions au ch?mage endémique des jeunes en banlieue. Telle est l’ambition.
Depuis six mois, un groupe réunissant l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (Acsé), le Conseil national des entreprises pour la banlieue (CNEB), le p?le de compétitivité Cap Digital, le think-tank Renaissance Numérique, l’Université Paris XIII et la Délégation aux usages de l’Internet planche sur un épineux problème : premièrement, comment le numérique peut-il à aider dénicher un job ? Ensuite, comment les entreprises du numérique peuvent-elles favoriser cet objectif ?
La réponse synthétisée par la formule Banlieue 2.0 (en référence au Web 2.0), s’articule en fait autour de quatre axes. Un : la découverte d’un métier lié au numérique ; deux : les premiers pas vers ce secteur ; trois : la formation nécessaire à accomplir ; trois : l’accompagnement des chercheurs d’emploi dans une optique entrepreneuriale. Pari de taille que celui de ? développer le numérique dans une optique citoyenne ?, comme le dit Christine Balague, co-présidente de Renaissance numérique.
C’est la secrétaire d’Etat chargée de la politique de la ville, qui expose les défis de Banlieue 2.0 : ? On peut résorber le ch?mage dans les quartiers populaires, car comme le Président de la République, je suis convaincue que les talents et les compétences se situent aussi dans les quartiers populaires ?, lance-t-elle. Il faut ? casser les préjugés d’un c?té et de l’autre ?, ajoute-t-elle.
En somme, il importe que les jeunes issus des banlieues ne croient pas qu’ils seront rejetés quoi qu’ils fassent, et que les entreprises, elles, s’?tent de l’esprit que le ? jeune de banlieue ? est incapable d’arriver à l’heure sur son lieu de travail. Soulignant ? l’atout de la diversité ? et les bienfaits de la ? république métissée ?, la secrétaire d’Etat raccroche le wagon du numérique en banlieue au train de l’actu, interpellant l’auditoire sur ? l’importance de la jeunesse dans la question des retraites ?. ? Les jeunes de banlieue, moteurs des nouvelles technologies ? sont indispensables pour préserver ce qu’elle qualifie avec lyrisme de ? trésor national ? : le système fran?ais de retraites par répartition. Banlieue 2.0 réunirait donc des chefs d’entreprises qui ont ? la volonté d’aller chercher ces jeunes ?.
Christine Balague reprend la parole, et après un malheureux lapsus, où elle évoque la ? banlieue 0 ? au lieu de la ? banlieue 2.0 ?, elle rappelle que ? les grandes entreprises du net ont été construites dans des garages, par des jeunes. Mais la différence avec les jeunes de banlieue, c’est que, eux, avaient un réseau ?.
Guillaume Weill, directeur général de CRMMETRIX, une entreprise numérique, fait part de son crédo d’entrepreneur : ? Au départ, la croissance rapide d’une entreprise tient à l’énergie de ses dirigeants. L’entreprise doit cro?tre rapidement mais de manière pérenne. Or, si on ne fait pas entrer de nouvelles énergies, des gens qui ont envie, faim de découverte et de réussite on ne peut pas cro?tre. ? Pour lui, il faut ? aller chercher l’énergie là où elle est, même si elle n’est pas encore canalisée ?.
Plus concrètement, des projets précis ont été présentés autour de plusieurs points d’ancrage. L’un d’entre eux : la sensibilisation au numérique. Sur le terrain, cela se traduirait par l’intervention des entreprises dans les écoles, des stages courts de découverte des métiers, la création d’un lexique intitulé DICO-NUM, que ses promoteurs veulent ? ludique et qui utilise les codes des jeunes ?.
Pour Guillaume Weill , ? la première discrimination est celle de l’accès à l’information, il faut donc communiquer ?. Malheureusement, hier, la communication auprès des principaux intéressés, les jeunes en recherche d’emploi, semble avoir fait défaut. Aucun d’eux n’avait été invité ou n’avait fait la démarche d’assister à la présentation d’hier. Paradoxal. D’ailleurs, ? les jeunes de banlieues ?, c’est qui, c’est quoi ? Quelques stéréotypes ont fusé dans la salle. Un intervenant a affirmé que ? tous les jeunes aiment le rap en banlieue ?. Un autre a glissé cette phrase à propos d’eux : ? Il faut leur apprendre qu’on ne vient pas avec une capuche sur la tête. Je dis ?a en riant, mais on n’imagine pas tout ce qu’on peut voir. ? Bonne surprise, donc, lorsqu’une personne du secteur associatif, la seule de l’aréopage, fait projeter une vidéo des jeunes de son quartier. On met enfin un visage sur un nom.
Parmi d’autres projets présentés, on découvre le programme Bizpark de Microsoft, qui aide les jeunes entreprises du logiciel. Le concept : ouvrir l’accès sans frais aux contenus informatiques. Une idée laisse sceptique, celle des ? cybers civiques ? souhaités par le groupe Télémédia Communications. En gros, il s’agirait de mettre une formation numérique à disposition des habitants des quartiers populaires dans les téléboutiques (les cybercafés et autres taxiphone aux pieds des cités). Quels avantages financiers y trouveraient les patrons de ces lieux ?
Mesure phare, maintenant, du projet banlieue 2.0 : la création d’une banque de stages mobile. D’ici septembre/octobre, les jeunes en quête d’emploi pourront consulter sur leur téléphone portable (via iTune ou Internet) une banque de stages, avec ? géo-localisation ?, précise-t-on. Géo-localisation, cela signifie, si l’on comprend bien, que les stages disponibles trop éloignés du lieu d’habitation ne seront pas proposés. Autrement dit, les jeunes de cités auront des stages de cités. En partie contre-productif quand il serait bon parfois que le jeune sorte de son environnement.
Autre projet, les ? serious game ?, des applications permettant aux intéressés de tester leur futur métier, sur un jeu vidéo, par exemple. L’objectif est ici de découvrir les métiers du numérique de manière ? ludique ?. Les informations récoltées sur les métiers avant même d’avoir décroché un stage susciteraient des vocations et donc des orientations plus rapides. A voir.
C’est Abdel Aissou, président du CNEB, qui conclut la réunion. ? Les discours caricaturaux sur la banlieue sont inutiles. La banlieue en elle-même est une caricature. Pas à cause de ses habitants, mais à cause de critères objectifs. ? Abdel Aissou vise ici de récents propos d’Eric Zemmour qui ont fait polémique – ? (…) la plupart des trafiquants sont noirs et arabes ? : ? Il y a de la délinquance en banlieue, mais tous ceux qui vivent en banlieue ne sont pas délinquants ?, dit le président du CNEB.
On quitte alors tout à fait le numérique de Banlieue 2.0, lorsqu’Abdel Aissou s’engouffre dans une autre polémique qu’il croit voir autour des footballeurs de l’équipe de France qui ne chantent pas la Marseillaise, mais il se ressaisit, et termine son intervention de manière plus consensuelle : ? La connexion entre le monde de la banlieue et le monde du numérique, ?a peut marcher. Comme disent les jeunes : ?a va l’faire. ?

replica montre

replique rolex

replique rolex
replique rolex